CENTRES DE LA PETITE ENFANCE
Nouvelle menace de grève
remi.nadeau
journal de quebec
Les parents de milliers d’enfants pourraient se retrouver avec un sérieux casse- tête le 10 février prochain, les syndiquées des centres de la petite enfance affiliées à la CSN brandissant à nouveau une menace de grève.
Le cauchemar appréhendé par les parents ne s’est pas matérialisé en décembre der nier, alors que la centrale syndicale, rassurée par l’élaboration d’un calendrier de négociations serré, avait mis au rancart sa menace de tenir cinq jours de grève.
Or, alors que le blitz de négociations nationales débutait hier, la CSN a prévenu qu’une première journée de grève générale sera tenue le 10 février, à moins qu’une entente de principe ne soit conclue d’ici la fin de semaine.
Pas d’avancées
La responsable du dossier à la centrale syndicale, Louise Labrie, explique que ce sont les embûches rencontrées lors des négociations régionales ces dernières semaines qui ont forcé les syndiquées des CPE à hausser le ton.
« Nous constatons que, dans plusieurs régions, les employeurs ne mettent pas tous les efforts requis pour une telle négociation. Elles pro g ressent lentement, lorsqu’elles ne sont pas littéralement au point mort » , affirme Mme Labrie.
L’automne dernier, les syndicats régionaux affiliés à la CSN ont adopté des plans d’action incluant cinq journées de grève à tenir au moment opportun, afin d’accentuer la pression sur l’association québécoise des centres de la petite enfance, ainsi que le ministère de la Famille.
Une première journée de grève devait être tenue le 14 décembre dernier, mais le gouvernement et l’employeur ayant convenu d’un échéancier fixé au 5 février pour dénouer l’impasse, la CSN avait levé la menace.
Revendications
Les syndiquées des CPE, qui bénéficient d’un taux horaire de 14,43 $ à 21,65 $ l’heure selon leur ancienneté, réclament des hausses salariales de 11,25 % sur trois ans.
Leurs revendications portent aussi sur une uniformisation à la hausse des vacances, le nombre de jours fériés, une participation aux conseils d’administration et des ajustements dans la police d’assurance collective.
Les déléguées des CPE seront conviées à faire le point le 7 février, à Montréal, pour déterminer la suite des choses.
Exaspération
Elles ont témoigné à quelques reprises de leur exaspération face à la lenteur des négociations, alors que les travailleuses sont sans contrat de travail depuis plus de 18 mois.
Au ministère de la Famille, l’attaché de presse de Yolande James, Olivier Duchesneau, s’est montré prudent, refusant de commenter la stratégie de la partie syndicale.
« Le ministère est prêt à négocier toute la fin de semaine s’il le faut, les responsables seront disponibles et nous souhaitons éviter les moyens de pression » , a résumé l’attaché de presse de la ministre.
La CSN représente 8 000 travailleuses oeuvrant dans 360 CPE à travers le Québec.
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