Accident Mortel | Brossard
Le chauffard restera en prison
Les regrets n’auront pas convaincu la juge de libérer François Duguay-Bernier sous conditions
Michael Nguyen
Journal de Montréal
En revenant d’un bar à Brossard, François Duguay-Bernier a heurté un arbre. Le passager, son ami, a perdu la vie dans l’accident.
« Je ne veux pas vivre avec la mort de mon chum. » Malgré ses regrets, un jeune de 20 ans, accusé de conduites avec les facultés affaiblies ayant causé la mort de son ami, restera derrière les barreaux en attendant la suite des procédures.
Le 22 juillet dernier, François Duguay-Bernier était avec des amis au Fuzzy de Brossard. Après avoir consommé de l’alcool, il a décidé de quitter le bar pour aller dans un autre établissement, en voiture. La sortie aura été fatale pour son ami qui l’accompagnait.
Selon la preuve, Duguay-Bernier a emprunté le boulevard Provencher, roulant à 130 km/h alors que la limite de vitesse était de 50 km/h. Il aurait alors perdu le contrôle du véhicule, percutant un arbre de plein fouet.
Son ami, Miguel Laurin, décédera lors de l’accident, et Duguay-Bernier fait maintenant face à des accusations de conduite avec facultés affaiblies ayant causé la mort, de conduite dangereuse ayant causé la mort et de conduite en état d’ébriété.
« C’est moi qui conduisais, c’est ma faute, ma vie est finie », aurait-il dit aux policiers après le drame.
Sa liberté sous conditions lui a été refusée, hier au palais de justice de Longueuil.
Alcoolémie élevée
Selon des analyses sanguines, le jeune homme avait un taux d’alcoolémie de 145 mg d’alcool près de quatre heures après l’accident, alors qu’il était sous le coup de la loi de « tolérance zéro ».
Une ordonnance de la Cour lui interdisait en plus de consommer de l’alcool.
Or, au moment du drame, son taux d’alcoolémie aurait pu être aussi élevé que 200 mg, soit deux fois et demie la limite permise.
Passé trouble
Lors de son enquête sur cautionnement, le jeune accusé a longuement témoigné, relatant sa jeunesse avec la drogue en toile de fond. Dès l’âge de 13 ans, il aurait commencé à fumer du cannabis, avant de se tourner vers l’alcool un an plus tard.
Sa consommation était telle que le jeune homme, qui a arrêté les études après le secondaire 2, est allé suivre une thérapie fermée à l’âge de 16 ans. Mais malgré une période d’abstinence de quelques mois, il se serait alors penché vers la cocaïne.
Conscient de sa problématique, il aura alors commencé une deuxième thérapie, qu’il a complétée ce printemps.
« Je veux pas gâcher ma vie, ça ne peut pas continuer, a-t-il dit lors de l’audience. Je ne me sens aucunement à ma place en prison. »
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